Faut-il s’attendre à une hausse des frais bancaires en 2022 ?

Par Christophe Tunica

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Comme tous les ans, la publication des nouvelles plaquettes tarifaires des banques laisse entrevoir de mauvaises surprises pour les clients particuliers.

La hausse des frais bancaires devrait rester inférieure à l’inflation en 2022. Cette tendance masque néanmoins quelques disparités, notamment en ce qui concerne la tenue des comptes courants et les opérations traditionnellement coûteuses pour les établissements bancaires.

Une hausse des frais bancaires à prévoir en 2022

Frais bancaires : une hausse maîtrisée

Alors que l’indice des prix à la consommation (IPC) se rapproche progressivement du seuil de 3 % sur un an, les épargnants craignent pour leur pouvoir d’achat. Mais ce qui est vrai pour les prix de l’énergie et ceux de certains produits alimentaires ne l’est pas forcément pour les frais bancaires. En effet, les banques ont déjà mis à jour leur prix pour 2022 à travers leur brochure tarifaire et la hausse des frais bancaires devrait rester sous le niveau général de l’inflation.

Plus précisément, les augmentations de tarifs resteront contenues pour les opérations du quotidien. Par exemple, elles s’établiront à +1,28 % pour les frais de tenue de compte, à +0,04 % pour la carte Visa Classic à débit immédiat, à +0,87 % pour la carte Visa Premier à débit différé, à +0,35 % pour le retrait en euros dans un autre réseau. C’est en tout cas ce que révèle une récente étude révélée par « Le Parisien » et réalisée par le site Meilleure-banque.com.

Ainsi, la hausse des frais de tenue de compte et de carte bancaire restera inférieure au niveau de l’inflation en 2022.

Des prix qui explosent sur certaines opérations

Si les banques semblent raisonnables sur les services du quotidien, elles ont tendance à avoir la main lourde sur les opérations plus exceptionnelles. Le virement instantané, toujours facturé par la plupart des établissements, est de plus en plus cher : +4,99 % en moyenne en 2022. Certaines banques, dont font partie les enseignes du groupe BPCE, ont fait le choix de moduler le prix du virement selon son montant. Ce n’est pas le cas de la Banque Postale qui a décidé de ne plus faire payer ce service, tout comme Crédit Mutuel et Boursorama Banque.

Le transfert d’un Plan Epargne Logement (PEL) vers une autre banque est également concerné par la flambée des prix. Son prix affiche une hausse moyenne de +3,15 %.

Enfin, l’envoi de chéquier coûte de plus en plus cher aux épargnants. En 2022, le prix d’un envoi simple augmente de 4,87 %. Le prix d’un envoi en recommandé est en légère baisse (-0,83 %), conformément aux demandes de la Banque de France, qui cherche à sécuriser davantage le chèque, mais cela ne suffit pas à le rendre plus attractif. Quant aux frais d’opposition, ils prennent 1,55 %. Cette hausse va à l’encontre des demandes de la Banque de France qui avait suggéré aux banques de lever les obstacles dissuadant les clients de faire opposition.

Finalement, les hausses les plus importantes concernent les packages ou offres groupées de services (+18,91 %) et les frais de gestion des découverts (+8,02 %).

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